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L'état et la tentation du gaz de shit - euh schisme

 

Chèr-e-s camarades r,
 
 

 Dans l’article Agora Vox Nucléaire et gaz de schistes dans un modèle libéral - AgoraVox le ... pose la question « A priori l'exploitation des gaz de schiste nécessite beaucoup moins d'investissements que la filière nucléaire. En revanche l'État français ayant nationalisé le sous sol, il en tirera des revenus colossaux qui le rendent immédiatement suspect pour bien évaluer la dangerosité du procédé. Comment croire l'État qui a accumulé une dette de plus de 2000 milliards d'euros lorsque 400 à 800 milliards de revenus providentiels se profilent à l'horizon »  Le choix entre sécurité et sauvegarde de l’environnement d’un coté et  profit court terme pour état et multinationales ; le choix semble vite être fait.


Dans le monde entier, les progrès technologiques ont rendu possible l'amélioration de l'extraction de gaz et de pétrole. En théorie , cela signifie que les pays qui ne possèdent pas beaucoup d'hydrocarbures de bonne qualité et faciles à exploiter peuvent gagner encore plus d'auto-suffisance dans le domaine énergétique s'ils acceptent cette technologie. Officieusement, de nombreux lobbies font pressions sur les états, eux meme attirés par une manne financière ( impots directe et indirecte) alors que les pays industrialisé sont confrontés à une crise de la dette ( de la finance ou du capitalisme).
 
  

 

 

 

 

FRANCE • Un ministre, ça ferme sa gueule ou c'est limogé | Courrier ... :
Le quotidien suisse Le Courrier qualifie par ce titre l'éviction, mardi 2 juillet, de Delphine Batho du poste de ministre de l'Ecologie. Une décision qui révèle un gouvernement pas très "classe" et surtout peu soucieux de la transition écologique.
 
Dessin de Burki, Suisse.
 
Dessin de Burki, Suisse.
 
Burki, Suisse.
Convoquée. Sèchement. Et virée. Les deux nouvelles ont été annoncées hier, à quelques heures d’intervalle, via Twitter... Quelle classe ! Delphine Batho, ministre française de l’Ecologie, avait osé critiquer, le matin même, le "mauvais" budget – doux euphémisme – du gouvernement. Budget qui prévoit 14 milliards d’euros d’économies en 2014, dont 500 millions rien que pour son ministère. L’écologie est-elle "bien une priorité?" s’est-elle interrogée sur les ondes de RTL. "Il y a une déception à l’égard du gouvernement, il y a un doute sur notre volonté de changement", a-t-elle encore déclaré.

C’était il y a un an à peine. François Hollande choisit-il vraiment si mal ses ministres de l’Environnement ? Hélas, ces évictions successives constituent plutôt la preuve du peu d’intérêt que porte le président de la République française aux questions écologiques et à la transition énergétique. Force est de constater qu’il préfère soutenir la construction d’un aéroport à Notre-Dame-des-Landes ou baisser le prix de l’essence que remettre en question la filière nucléaire ou freiner la consommation électrique.

Ironie de l’histoire, Delphine Batho avait été choisie à ce poste car, justement, on attendait d’elle qu’elle ne fasse pas de vagues. De fait, un an durant, la modestie de ses interventions a été remarquable. Absente sur les gros dossiers en matière d’énergie comme de transports, la ministre avait jusqu’ici su se montrer transparente et parfaitement inoffensive. Trop sans doute pour cette ancienne fidèle de Ségolène Royal.

Ce remaniement ministériel contraint également les Verts à repenser leur participation au gouvernement. Yves Cochet, ancien candidat à la candidature pour la présidentielle de 2007, a appelé ses camarades Cécile Duflot (ministre en charge du Logement) et Pascal Canfin (au Développement) à démissionner. Car eux aussi ont avalé des couleuvres. Que reste-t-il du volet programmatique de l’accord conclu fin 2011 entre le PS et Europe-Ecologie Les Verts, qui prévoyait notamment une réduction drastique de la production nucléaire, la fermeture progressive de vingt-quatre réacteurs et l’arrêt immédiat de Fessenheim ? Pas grand-chose. Mais pendant ce temps, le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, continue d’affirmer, sans rire, que ”la transition énergétique reste une priorité”.

Lire aussi : Delphine Batho se dit victime des lobbies économiques

Lire aussi : Hollande en Tunisie : "Je ne veux pas parler de ça ici"

 

Limogeage de Delphine Batho

 

Arnaud Montebourg a l'art de faire parler de lui. La dernière déclaration en publique concernant le gaz de schisme, le ministre du Redressement productif a envisagé la création d'une "compagnie publique et nationale" qui pourrait être destinée à l'exploitation du gaz de schiste français. Le ministre sait aussi très bien ne faire parler que de lui. Peu de gens auront retenu que la réunion au cours de laquelle le ministre s'est exprimé était initialement consacrée à la réforme du code minier.

 

 

Pour aller plus loin aujourd'hui : le gaz de schiste de nouveau sur la table des discussions en France
- Arnaud Montebourg a rallumé la guerre du schiste la semaine dernière en évoquant la possibilité de création d'une compagnie publique et nationale destinée à l'exploitation du gaz de schiste français. Et a immédiatement déclenché une levée de bouclier de la part des autres membres du gouvernement et des écologistes. En cause : la fracturation hydraulique, et ses conséquences sur l'environnement.

 

Quoiqu'il en soit, l'invention du terme "gaz de schiste écologique" n'a pas dissuadé les opposants à cette ressource, qui se sont dressés comme un seul homme contre le projet. Le président et le Premier ministre ont très vite opposé aux ambitions du ministre la loi interdisant la fracturation hydraulique, principale technologie permettant d'exploiter ces ressources. Débat clos.

 

L'annonce du ministre Montebourg ne change pas radicalement la donne. Plus important est en revanche l'examen de l'interdiction de la fracture hydraulique par le Conseil constitutionnel. La société pétrolière Schuepbach a vu en 2011 ses deux permis d'exploration, en Ardèche et dans l'Aveyron, annulés du fait de la loi sur la fracturation. Le groupe a alors saisi la justice et déposer une question prioritaire de constitutionnalité (QPC). La question vient d'être transmise aux sages de la rue Montpensier, chargés désormais d'examiner la validité juridique de cette interdiction dans un délai de 3 mois. A suivre de près.

 
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La fracture européenne sent le gaz
La bataille autour du gaz et du pétrole de schiste "fait rage" dans les couloirs bruxellois, selon le correspondant de Libération Jean Quatremer au siège de l'UE. Si la France est la seule à avoir interdit l'utilisation du gaz de schiste, d'autres pays témoignent de la même méfiance devant cette technique. La Bulgarie a voté début 2012 un moratoire sur les activités d'exploration de ce gaz. L'Autriche, pourtant bien partie, vient également de dissuader une des entreprises lancées dans le projet du fait d'une nouvelle réglementation environnementale.

 

Du côté des soutiens à la fracturation, on compte la Pologne, le Royaume-Uni, l'Espagne, la Roumanie, la Lituanie et la République tchèque. Bien évidemment, les compagnies pétrolières soutiennent ces pays, comme Exxon Mobil, Chevron, Halliburton ou encore Total, Statoil, PGNiG ou Shell. Leurs arguments sont simples. Ces ressources permettent d'abord de réduire la dépendance de l'UE au gaz russe, et ensuite réduisent les émissions de CO2 en remplaçant le charbon ou le pétrole.

 

Chacun pourrait ainsi continuer son bonhomme de chemin si l'UE n'avait pas des velléités législatives. La Commission européenne devrait proposer un "cadre législatif" pour cet automne selon le correspondant de Libération. C'est pourquoi est en train de jouer une bataille homérique à la Commission et au parlement européen pour influencer la future législation.

 

 

Les décideurs de l’énergie en France – suite

 


Deuxième épisode de l'enquête sur les décideurs de la politique énergétique en France. Après avoir mis en lumière le rôle majeur des industriels de l’énergie, c’est aujourd’hui les hommes de l’ombre que nous exposons. Ces conseillers dont le public ne connaît pas toujours le nom, mais qui sont à l’origine de bien des décisions.
Lire l'enquête

 

 

Par exemple, l'eurodéputé Corine Lepage dénonçait récemment "le lobbying sans foi ni loi des Polonais en faveur du gaz de schiste". Les batailles en coulisses des acteurs privés sont encore plus sauvages. Voici deux versions d'une même affiche, l'une d'un lobby pro gaz de schiste, Shale Gas Europe :

 

Affiche lobby pro gaz de schiste, Shale Gas Europe

 

Et l'autre de l'ONG "Corporate Europe Observatory" :

 

Traduction : Le saviez-vous ? Les émissions de la production électrique à partir de gaz de schiste ne sont 49% pas plus basses qu'avec du charbon

 

Affiche ONG

 

La Banque européenne d’investissements (BEI) et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), deux banques publiques européennes dont la France est l’un des actionnaires principaux, et deux des plus grandes banques multilatérales d'investissement au monde, vont prochainement adopter leurs nouvelles politiques énergétiques (respectivement le 23 juillet et à l'automne).

Elles envisagent de maintenir leurs financements aux énergies fossiles et d'ouvrir leur porte-feuille de prêts à des projets d'exploration et d'exploitation d'hydrocarbures non conventionnels (gaz et pétrole de schiste, gaz de houille...).
 
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De nombreuses organisations, parmi lesquelles Attac France, les Amis de la Terre, Bankwatch et d'autres, ont interpellé le gouvernement français à plusieurs reprises et sous diverses formes : une lettre, des demandes de rendez-vous, des tribunes comme celle-ci ou encore cette pétition qui a recueilli près de 4000 signatures en moins de 5 jours pour demander que les gaz de schiste soient formellement exclus de la politique de la BEI.

Jusqu'ici, le gouvernement était resté discret.
Ce mercredi, Pascal Canfin, ministre délégué chargé du développement, nous a répondu ce mercredi après-midi sur Twitter : « la France défend le non financement du charbon et des gaz de schiste par la BEI ».
(Plus de détail ici)

Une bonne nouvelle qui reste à confirmer par des actes. Notamment de la part de Bercy et de Pierre Moscovici dont le dossier BEI / BERD dépend.
 

 

Changements climatiques: une menace pour la paixLes changements climatiques en cours menacent la paix mondiale. Entre les nations riches et les nations pauvres, mais aussi au sein de chaque pays, les conflits vont s'exacerber. Quel diagnostic peut-on poser ? Quels remèdes peut-on proposer ? Des gisements de gaz en mer de Barents aux rives érodées du Bangladesh, de l'académie militaire de West Point aux inondations qui menacent le sud de la France, quel tableau du monde de demain peut-on dessiner ? Des experts apportent leur éclairage. On entendra notamment Hubert Védrine, ancien ministre des Affaires étrangères français, Peter Schwartz, auteur du rapport secret du Pentagone sur le réchauffement climatique, le journaliste Hervé Kempf et le philosophe Yves Paccalet. Face au défi agricole mondial,
 
Conférence environnementale - Vidéo Dailymotion :  : Par LCP  
A l'occasion de l'ouverture de la première conférence environnementale de son quinquennat, le Président François Hollande prononcera un discours très attendu par les associations et les organisations de protection de l'écosystème.
Cette conférence réunira au Palais d'Iéna pendant deux jours ministres, élus locaux, associations de défense de l'environnement, entreprises afin d'engager notamment des travaux en faveur d'une transition énergétique. [
Plus d'infos sur ce dossier->

Décryptage : François Hollande à la conférence environnementale  Reconnaissons que le discours de François Hollande a été nourri de belles phrases et de bonnes intentions. Dommage en revanche qu'il n'y ait que très peu d'éléments nouveaux. Peu de surprise en effet sur le maintien du nucléaire avec la seule fermeture de Fessenheim (prévue pour 2016), ou le plan – ambitieux - de rénovation thermique qu'on soupçonnait déjà. Peu de choses en somme qui ne faisaient déjà partie du programme du candida (...)
Le niveau des mers augmente 60% plus vite que ne le pensait le Giec !! "Il va y avoir des centaines de millions de réfugiés climatiques, ainsi que de possibles guerres et toutes sortes de conflits pour l'accès aux ressources"
 

Où en est l'Arctique aujourd'hui ?


Les sources scientifiques sont multiples, mais toutes sont alarmistes. La banquise perd inévitablement de son étendue et de son épaisseur et pourrait complètement disparaître en été dès 2030.
Lire l'article

 

y a un an, le 21 juin 2012, alors que le sommet de Rio se déroulait, ne portant que très peu d’espoirs pour le climat, nous lancions notre campagne “Save The Arctic“.

L’Arctique, symbole universel de l’urgence

12 mois de campagne sur le terrain, un seul mouvement

Les deux navires étaient équipés de matériel scientifique de pointe, afin de documenter en profondeur cet environnement vierge et méconnu qu’est l’Arctique.

 
 terre, les défenseurs de l’Arctique ont œuvré, pendant des jours et des jours, sur le terrain, dans plusieurs pays, partout où Shell est présent
 

Symboliquement, l’équipe a donc dénoncé cette réclamation, et déclaré l’Arctique zone protégée, par et pour toute l’humanité.

North Pole Expedition Begins at Barneo Base

Où en est l’Arctique aujourd’hui

Les sources scientifiques sont multiples, mais toutes sont alarmistes

Pour Greenpeace, pour tous les défenseurs de l’Arctique, cette catastrophe climatique mondiale ne doit pas être une opportunité pour les pétroliers de forer !

 

3 millions de personnes ont rejoint le mouvement en un an. Suivez-nous de près, nous aurons bientôt des nouvelles fraîches de l’Arctique à vous donner …

Toutes les actualités de la campagne Save The Arctic

 
 

Gaz et huile de schiste : l'Australie sort du rang - Paris, vendredi 14 juin 2013


Cependant, pour qu'au cours des vingt prochaines années l'Australie puisse exploiter ces ressources fossiles, il faut résoudre aujourd'hui un problème politique, environnementale, social :  le pétrole et le gaz de chismes est dangereux pour l'environnement, la santé ... Les externalités négatives sont nombreuses  
 
 

D'un point de vue géologique, il ne fait aucun doute que le pétrole et le gaz sont là. Selon une récente étude du département de l'énergie américain, l'Australie pourrait détenir 10 fois plus de gaz récupérable que ce qu'on croyait précédemment.

 

A en croire ce rapport, l'Australie pourrait posséder 12 400 milliards de mètres cubes de gaz de schiste récupérable, si on inclut les bassins de gaz et de pétrole parmi les plus éloignés et inexplorés. L'estimation actuelle de 1 300 milliards de mètres cubes se base sur des régions productrices de gaz et de pétrole bien établies comme le bassin de Cooper. Encore plus étonnant, le rapport a calculé que l'Australie pourrait posséder 17,5 milliards de barils d'huile de schiste alors que les estimations actuelles tablent plutôt sur 1,4 milliards.



 

Le bras de la propagande énergétique américaine cherchant à étendre l'hégémonie des Etats-Unis conclut ainsi son plaidoyer hyperbolique en faveur d'une plus grande exploitation des hydrocarbures : "avec des conditions géologiques et industrielles qui ressemblent à celles des Etats-Unis et du Canada, l'Australie a le potentiel pour être l'un des prochains pays ayant une production de gaz et d'huile de schiste commercialement viable". Il ne fait aucun doute que c'est une ruse soutenue par les grandes compagnies pétrolières afin de mettre un pied en Australie pour le simple plaisir de saccager l'environnement et de gagner de l'argent.

 

 

Ou alors, ce pourrait être un simple état de fait. Si l'Australie doit subir des prix élevés de l'électricité et du pétrole, c'est un choix politique, pas une fatalité géologique. Si l'Australie devient plus fiable sur les importations de carburant raffiné, cela aussi est un choix. Peut-être que lorsque nous nous approcherons de la date des élections fédérales, assisterons-nous à de véritables débats sur la dangers  économique, écologiques, sanitaires et sociales de ce choix. Ou peut-être pas.

 

Quoi qu'il en soit, les Etats-Unis affirment que le lieu qui sort du rang en premier pour exploiter l'huile de schiste est le bassin de Cooper, où l'on extrait pétrole et gaz depuis quarante ans. Le dessin ci-dessus montre le gaz humide (condensé, en jaune), le gaz sec (gaz naturel, en rose) et le pétrole (en vert) qu'on trouve dans le bassin de Cooper

 
http://www.dailyreckoning.com.au/images/dr20130612a.jpg

 
Source: Département de l'énergie américain
 
 
le paysage pétrolier américain est en train d'être bouleversé par l'arrivée du pétrole de schiste. Loin de noyer le marché, il a surtout continué à faire grimper le contrat. En cause, l'arrivée de nouveaux pipelines.
 

L'explosion de la production de pétrole de schiste a conduit les producteurs à stocker leur pétrole dans le terminal de Cushing, dans l'Oklahoma. Peu préparés à recevoir autant de pétrole, les pipelines reliant les raffineries sont rapidement arrivés à saturation, condamnant le terminal à conserver ce pétrole. Ainsi Cushing, dont les stocks atteignent des niveaux historiquement hauts, pèse sur les cours du WTI depuis plusieurs mois. Or la situation est en train d'évoluer.

 

 

Longhorn Pipeline, partenaire du constructeur de pipelines Magellan Midstream Partners, a l'intention de commencer à délivrer 225 000 barils par jour aux raffineries ce trimestre, grâce à la construction d'une nouvelle canalisation. De même, la mise en chantier du pipeline Permian Express de Sunoco Logistics est en train de rentrer en fonction, et acheminera 90 000 barils par jour vers les côtes. La construction de nouvelles voies ferrées pour acheminer d'autres productions de pétrole de schiste à la même fonction. En allégeant les stocks, le marché du WTI est en train de retrouver des couleurs.

 

 

Pour rappel, l'inversion du pipeline Seaway reliant Houston à Cushing, qui conduit désormais vers les côtes, avait permis de faire remonter le WTI.

Illustration du pipeline Seaway reliant Houston à Cushing

Pour l'anecdote, lorsque l'opérateur du pipeline a proposé des quotas d'exportation de pétrole vers Houston aux producteurs de pétrole, il a reçu 2 500 fois plus de demandes que ne le permettait le quota.

 

 

Cette situation, conjuguée à la tendance ascendante du marché à l'international, explique le positionnement haussier de certaines banques sur les contrats du WTI. C'est le cas de l'analyste énergie de Pimco, Mihir Worah, ou encore de Goldman Sachs.

 
 
En vous souhaitant bonne réception et un excellent été.

Bien cordialement


13/08/2013
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